Sélectionner une page


Point interrogation

Point d’interrogation

Tu veux de l’aide ? Pourquoi ? 

Il apparaît sur les manuscrits carolingiens à la fin du 8e siècle. Pour la petite histoire de la ponctuation, c’est Aristophane de Byzance qui employa le premier, le langage de la ponctuation appelé aujourd’hui signe de ponctuation.

Quoi ?

A l’intonation, il a une mélodie montante et en suspend…

Tu as faim ?

Au départ, le point d’interrogation s’écrit penché ? En forme de crosse chrétienne avec un point sur le dessous, parfois deux. C’est plutôt rare mais drôle. Il se redressa bien plus tard, pour se tenir bien droit comme un i.

Son utilisation :

• pour une phrase interrogative,

• il s’emploie en discours direct,

• il peut s’employer seul ou entre parenthèses (?) pour marquer l’ignorance ou le doute,

Shakespeare est né le 23 (?) avril 1564.

• comme tous les membres de la famille où il y a 2 signes, il faut l’accompagner d’un espace avant et un après (règle française),

• mais attention, le point d’interrogation disparaît après une interrogation indirecte,

Je me demande où il est allé.

• en espagnol, on l’utilise en début de phrase mais la tête à l’envers pour la remettre à l’endroit en fin de phrase,

• en Grèce, le point-virgule remplace le point d’interrogation.

Vous suivez toujours ?

Dans les autres pays, rien n’est à signaler.

 

Il peut être répété et associé à un point d’exclamation ?! 

150px-Interrobang.svg

Martin Speckter, en 1962, dirige une agence de publicité américaine pendant la fameuse période de Mad Men. Il est le créateur du point exclarrogatif (ou l’interrobang). Il pensait que cela donnerait plus d’impact avec l’utilisation d’un seul signe. Martin Speckter voulu exprimer l’équivalent typographique d’une grimace ou d’un haussement d’épaules pour marquer l’incrédulité. 

«  Vous appelez ça un chapeau !? »

En 1965, il fut intégré lors de la création d’une nouvelle police Americana. Puis dans Lucida et bien d’autres… Il fut même mis sur certaines Remington !

Mais comme la mayonnaise n’a pas pris, il tombe dans l’oubli.

Aujourd’hui, il est même rare de voir les deux signes associés.

 

(cf « la ponctuation » de Roland Eluerd)